lundi 19 avril 2010

Buenos Aires, La Plata, Bahía Blanca

Après la découverte des monuments et places de la ville, de ses usages, on passe à ses évenements culturels et sa vie nocturne : visionnage de courts argentins (assez décevants) et de JCVD sous-titré en espagnol, lors du BAFICI (festival international de cinéma indépendant de Buenos Aires), (re)découverte de la place Dorrego et de ses bars à San Telmo ; visite du musée de la ville (et spectacle de théâtre (Lagarce en espagnol) pour la plus intéressée par la question)... On quitte finallement Buenos Aires après une fête de départ fort sympathique (comme toutes celles passées à l'hostel Clan).

On découvre alors La Plata, ville surprenante parce qu'entièrement construite sur plan ; le systématisme de ses architectes a quelque chose d'amusant : les rues et avenues verticales (une avenue toutes les 5 rues) sont numérotées de 1 à 31, les horizontales de 32 à 72, les diagonales restantes de 73 à 80 ; à chaque croisement d'avenue une place ; à partir de la place du centre ville (entre les avenue 51 et 53) en direction de de la première avenue on trouve tous les monuments de la ville : le cathédrale, la mairie, les bâtiments administratifs et culturels... ; seules les places ont des noms ce qui rend les rues relativement impersonnelles mais ce qui rend aussi la circulation extrêmement simple. La cathédrale de la ville est quant à elle titanesque, elle a aussi ceci de particulier que sa construction, entamée en 1885, ne fut achevée qu'en 2000. En ce qui concerne la vie sociale, encore beaucoup de rencontres intéressantes à la Plata, dans l'auberge comme dans la rue (discussion historico-politico-économique d'une heure avec un laveur de vitres et un journaliste spécialisé dans la gestion de l'eau sur le chemin de la gare). Bien qu'étant une ville étudiante, la vie nocturne de la Plata semble bien calme comparée à celle de nos villes moyennes. On quitte rapidement la ville après avoir abusé de la gentillesse des gérants de l'auberge pour retrouver Diego, notre premier hôte de couchsurfing, à Bahia Blanca.

On arrive un peu tard dans la matinée après une nuit de bus (le bus étant lui-même en retard) mais Diego nous attend gentiment avant de partir au boulot. Il nous fait rapidement visiter avant de nous prêter des clés puis s'en va. On profite d'être dans une ville de "province" (en Argentine, les villes de 300 000 habitants sont considérées comme des petites villes) entourée par la Pampa et ses champs d'élevage pour goûter l'asado, les fameuses grillades argentines dont la réputation n'est pas surfaite, loin de là. La ville n'a rien d'extraordinaire mais on se ballade dans son grand parc avec plaisir accompagné d'un chien errant fort sympathique bien qu'un peu taré (il nous suivra toute la journée, nous attendant devant le supermarché, avant de nous abandonner pour un os). On retrouve ensuite Diego, la communication est au début un peu compliquée mais les langues (l'anglais pour partie donc) se délient et la soirée s'entame convivialement autour de références communes (Tolkien, Wayne's World, Queen et ses parodies...). Diego et ses amis (Fernando et Bruno), nous emmènent alors dans un club très sympa, comme on en avait encore peu vu, avec concert, bonne ambiance et tables de billard pour finir la soirée. Le lendemain quelques broutilles à régler et une mission : trouver une recette et les ingrédients nécessaires pour préparer le "plat français" promis avec insouciance la veille. Après moult tergiversations et complications imprévues on opte pour des crêpes et des bananes flambées. La réussite n'est pas totale mais nos hôtes semblent apprécier tout de même : de nouvelles rencontres et une bonne soirée bien sûr. Dernier jour à Bahía Blanca assez calme, soirée beaucoup plus agitée, avec un asado bien arrosé chez un ami de Diego avec quelques potes et énormément de viande! Puis départ en catastrophe à cinq heures du matin pour attraper le bus pour El Calafate.

La suite au prochain numéro.

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