
C'est une ville étudiante nichée sur de hautes collines, ou cerros, qui plongent dans le Pacifique : des rues très raides où les gamins courrent après leur ballon, des maisons bariolées et couvertes de centaines de graffitis bien stylés, une multitude de bars où se succèdent des concerts bien cools. On se plait bien dans cette ville, qu'on arpente inlassablement. On rencontre Ricardo, le gérant de notre hostel, un ancien leader de mouvements étudiants contre le régime dictatorial, emprisonné plusieurs fois et amoureux du pastis, ainsi qu'un groupe de chiliens très sympas.

Ils vont tous les week-end à Nuncagua, petit village au sud de Santiago, pour construire des maisons temporaires pour les familles n'ayant plus de toit suite au tremblement de terre. Etant déjà motivés pour ce projet dont nous avions entendu parler, Robinson nous invite à passer quelques jours chez lui à Santiago puis à aller avec eux pour le week-end. En attendant, Lizett étant rentrée de vacances, on va se poser chez elle, en haut d'un des plus haut cerros entre Valparaiso et Viña del mar. Seconde expérience de Couch Surfing, encore une fois géniale. Lyzet est une assistante sociale qui bosse avec des délinquants et participe à une radio pirate.

On passe deux soirées chaleureuses, amusantes et très intéressantes. Le dernier jour, on cherche Techo para Chile (l'asso gouvernementale qui gère la reconstruction) pour tenter de passer une semaine entière dans une ville touchée par le terremoto. L'administration nous envoie dans la ville voisine, Viña ; à l'addresse indiquée on trouve en fait un club canin, et le numéro de téléphone qu'on nous a donné est non-attribué. Du coup on abandonne et on trace chez Robinson à Santiago.
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